Pour les Maasaï, la joie est un point de départ, pas un objectif.

Elle est le signe du lien vivant qui les unit à leur déesse-mère, source de toute vie.

La gratitude nourrit la joie, qui, à son tour, renforce le sentiment de gratitude.

Se réjouir des petits riens, seul ou avec d’autres, mettre en lumière ce qui fonctionne, faire preuve d’humour sont autant de pratiques qui entretiennent chaque jour la joie de vivre.

Être dans la joie pour les Massaï, c’est également une forme politesse à l’égard des autres, elle génère un confort relationnel dont chacun profite – une posture qui emmène souvent les Maasaï à annoncer une mauvaise nouvelle en la «noyant» entre les bonnes.
Cette disposition adoucit la communication; elle soulage le cœur de celui qui reçoit la mauvaise nouvelle et allège le poids de celui qui est chargé de la lui transmettre.

Dans la pratique, nous ne sommes pas égaux face à la joie, nous naissons avec les dispositions différentes, mais l’on peut modifier son regard sur la vie à n’importe quel âge.

La gratitude vient de la prise de conscience de faits, aussi imperceptibles soient-ils: un inconnu qui a un geste généreux, un égard pour vous; un sourire échangé, un moment amical partagé, un compliment.

Observez, enregistrez ces faits qui vous sont offerts gratuitement, et soyez-en reconnaissant intérieurement.
À votre tour, sans rien attendre en échange, donnez du temps, des mots d’encouragements, un conseil à un tiers.

La prise de conscience de ces belles choses vous permettra d’accepter la survenue d’une mauvaise nouvelle ou d’un désagrément. «enserrez» ce fait négatif entre des faits positifs, cela diminuera sa portée et vous donnera une vision plus positive.
Et chaque matin quand vous vous levez, identifiez une chose qui vous fera sourire et, quoi qu’il advienne, faites tout votre possible pour accomplir cette chose.

«Je suis joyeux pour découvrir que je suis né pour être heureux.»

Extrait de sagesse d’Afrique de Sophie Ekoué (Xavier Péron)